
Facteurs clé dans le coût d’une application VR
Nous recevons de nombreux appels de potentiels clients souhaitant réaliser un projet de réalité virtuelle. Lorsque nous leur envoyons le coût estimé pour leur projet ou un devis, ils sont souvent surpris du prix. Beaucoup supposent que la réalisation d’une application de réalité virtuelle est similaire à la création d’une simple présentation PowerPoint ou d’une vidéo. Hélas, ce n’est pas le cas. Dans cet article, nous approfondissons davantage les différents facteurs qui influencent le coût d’un projet VR. Nous espérons que cela pourra vous aider à budgétiser vos projets VR et à comprendre que derrière ces projets se cache un énorme travail à réaliser. Si vous voulez des détails plus précises, nous avons révélé les vrais prix des prestations VR à travers des études de cas de nos propres prestations dans cet autre article. [Temps de lecture : 12 minutes] Facteurs influençant le coût d’une prestation VR : La création de contenus 3D a) Quantité de contenu 3D Ce facteur est probablement le plus important dans la détermination du coût d’une expérience de réalité virtuelle. Plus il y a d’objets 3D à créer, plus les graphistes 3D devront investir de temps et d’efforts. Bien qu’il soit possible d’utiliser des objets 3D existants pour réduire les coûts, il est important de noter que la création de contenu 3D personnalisé est souvent nécessaire pour garantir la cohérence graphique et répondre aux besoins spécifiques du client. En conséquence, la création de contenus 3D représente généralement la composante la plus coûteuse d’un projet de réalité virtuelle. b. Nature de graphismes Les graphismes dans une expérience de réalité virtuelle peuvent être statiques ou dynamiques. Pa rexemple, des objets immobiles dans un décor sont des éléments graphiques statiques, tels qu’une maison, une rue ou une montage vue de loin. Les objets 3D statiques sont les moins coûteux à créer, mais dès lors qu’un objet doit être animé, par exemple un cheval ou tout autre animal, le coût de la création graphique augmente significativement car les objets doivent être animés. L’animation 3D exige un travail plus approfondi de la part des graphistes 3D, ce qui a un impact sur le budget global du projet. c. Qualité du rendu graphique La qualité du rendu graphique est un facteur essentiel qui influence également le coût d’une expérience de réalité virtuelle. Il est important de noter que, bien que les casques VR offrent une expérience immersive, ils ne peuvent pas rivaliser avec les graphismes hyper-réalistes et interactifs des jeux sur PC ou PlayStation. En revanche, les expériences VR peuvent être largement plus immersives. Dans ce contexte de qualité de rendu, on peut diviser les graphismes en réalité virtuelle en deux catégories : high-poly et low-poly. Modèles de réalité virtuelle « high-poly » : Les modèles high-poly sont gourmands en ressources, nécessitant de nombreux polygones pour créer des modèles 3D détaillés. Par exemple, un personnage high-poly peut présenter des expressions faciales complexes. Cependant, les casques VR actuels ne peuvent pas prendre en charge de nombreux modèles high-poly sans compromettre les performances de l’application. Les modèles low-poly sont conçus avec moins de polygones, ce qui les rend plus adaptés à la réalité virtuelle avec l’inconvenient qu’ils sont moins détaillés. Ils ont plutôt « cartonnish ». Quel approche choisir ? Le choix entre high-poly et low-poly dans une application VR a un impact significatif sur le budget. Les modèles low-poly sont plus abordables à créer et offrent de meilleures performances dans une application VR. Cela s’applique non seulement aux personnages, mais aussi au décor virtuel. Si votre choix porte sur des rendus très réalistes il faut être prêt à dépenser plus d’argent. De plus, le niveau de détail graphique doit être soigneusement évalué en fonction des capacités des casques VR pour garantir une expérience fluide et immersive. Par exemple, un casque HTC Vive va avoir des graphisms plus réalistes que un casque Meta Quest 3, avec la disavantage que le HTC Vive doit être branché à un ordinateur, tandi que le Meta Quest 3 est totalement autonome. Il y a deux points importants à considérer ici : Premièrement, il ne faut pas penser que les objets créés avec des rendus de type « low poly » manquent de qualité. Ils correspondent simplement à un style graphique spécifique répondant aux contraintes des casques VR. Deuxièmement, lorsque vous voyez des graphismes low-poly présentés par une agence de VR, ils ne reflètent souvent pas uniquement les compétences techniques de cette entreprise, mais plutôt le budget alloué par le client à son projet. De notre côté, nous préferons toujours le rendu plutôt réaliste, mais nous nous adaptons toujours au budget de nos clients. d) Enregistrements et captures des photos et vidéos 360° La création de vidéos ou de photos 360° pour des environnements virtuels, l’enregistrement de voix, ou la capture de mouvements peuvent engendrer des coûts supplémentaires. En général, dans notre cas, l’étape de pre-production implique la visite sur place du site afin de créer en interne un cahier de charges. Ensuite, pour la capture des photos et vidéos, nous avons besoin de 2 personnes au minima : un réalisateur et son assistant. Et souvent, il faut compter dans le devis, les frais des déplacement, l’hebergement, etc. Enfin, l’étape de post-production et distribution (sur des plateformes dediées) a besoin d’une équipe d’édition (en général 1 ou 2 personnes, selon l’urgence du projet). e) Conception sonore La création d’effets sonores, de musiques ou de doublages peut ajouter un coût supplémentaire, notamment si vous optez pour une conception sonore personnalisée. Tous ces bruitages et effets sonores sont indispensables dans une expérience immersive et ne doivent être negligés. L’élaboration d’un scénario sous forme de cahier des charges et le type d’interactions VR à développer La mise en place d’un scénario joue un rôle crucial dans le coût d’une expérience de réalité virtuelle. La complexité du scénario varie considérablement en fonction de l’objectif de l’application. La création d’un scénario pour une application de marketing visant à promouvoir des produits est très différente de celle d’une application destinée au secteur nucléaire, impliquant la simulation
